Zoom sur le transport durable à Paris

Les transports sont les premiers producteurs d’émissions de gaz à effet de serre. Ils sont également responsables de la pollution atmosphérique et des nuisances sonores. Dans un tel contexte, il est essentiel de développer des mobilités respectueuses de l’environnement, de la qualité de l’air et de la santé des Parisiens. Dans cet article, nous faisons le point sur les enjeux du transport durable au sein de la capitale.

Définition de « transport durable » ou « écomobilité »

Le transport durable désigne des modes de mobilités peu polluants, respectueux de l’environnement et pratiques pour les usagers. Il est intrinsèquement lié au concept de « l’écomobilité » qui désigne la politique d’aménagement et de gestion du territoire pour favoriser des modes de déplacements alternatifs et doux, comme la marche, le vélo, la trottinette ou encore les transports en commun bas carbone.

Le transport durable englobe les voies et les équipements de transport comme les pistes cyclables, bornes de recharges électriques, places de stationnement… Ainsi que le développement du parc de véhicules propres comme les voitures et bus électriques, hybrides, à biocarburant, etc.

Quel est l’impact des transports sur l’environnement ?

Le transport a un impact considérable sur l’environnement, car il représente 1/4 des émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique :

Les émissions de CO₂

33 % des émissions de CO₂ en France sont rejetées par le transport routier, ce qui en fait la première source d’émission de CO₂ dans l’atmosphère.

La pollution de l’air

Le secteur du transport rejette des particules fines qui polluent l’air extérieur. Selon l’OMS, ces dernières sont cancérigènes pour l’homme et peuvent entraîner des pathologies respiratoires et cardiovasculaires et impacter la reproduction et le développement du fœtus.  

Les nuisances sonores

La pollution se fait également par le bruit : en France, 10 millions de personnes sont exposées à des bruits supérieurs à 65dBA (le seuil de confort est de 55dBA), ce qui peut avoir des conséquences sur la qualité du sommeil, les acouphènes et le risque d’infarctus.

La diminution du cadre de vie naturel de la faune et la flore

La construction de nouveaux axes routiers a des conséquences sur la faune, la flore et la qualité de vie. En effet en zone rurale, ces nouveaux axes peuvent couper des chemins et diminuer le lieu de vie de certaines espèces animales.

Sur la rue de Rivoli, les vélos ont remplacé les voitures depuis la fin du confinement

Comment réduire son impact environnemental au quotidien à Paris ?

La Ville de Paris s’engage pour une ville plus durable

Afin de limiter l’impact environnemental des transports à Paris, l’enjeu est de rendre l’espace public accessible aux mobilités douces. Plusieurs mesures visent à renforcer la place des mobilités douces dans la ville :

  • des aménagements piétons mis en place par la Stratégie Paris Piéton de 2017,
  • des espaces de respirations fermés à la circulation (Paris Respire les dimanches et jours fériés),
  • la journée sans voiture (depuis 2015) dans la capitale,
  • réduire l’accès au centre-ville par les voitures les plus polluantes via la Zone de circulation restreinte,
  • l’aménagement de nouvelles pistes cyclables prévues par le plan Climat,
  • de nouveaux services de location à vélo et l’augmentation de la flotte de Vélib’,
  • l’embarquement des vélos dans les trains et RER,
  • l’apprentissage du vélo en ville pour les jeunes Parisiens avant la fin de l’école primaire d’ici 2025​,​
  • le développement de lieux de télétravail dans des bâtiments publics et immeubles privés,
  • le soutien financier de la Ville aux Parisiens qui abandonnent leur ancien véhicule polluant pour une mobilité plus propre, etc.

Utiliser des transports en commun durables et propres

Pour réduire son impact environnemental au quotidien à Paris, on favorisera donc les transports en commun, plus propres et durables. En effet, le Grand Paris Express facilitera l’abandon de la voiture individuelle.

Par ailleurs, les objectifs zéro diesel en 2024 et zéro essence en 2030 s’appliquent aussi aux transports en commun. La Ville de Paris soutient par exemple le renouvellement de la flotte bus vers l’électrique : avec un objectif de 100 % de véhicules propres dans la zone dense en 2025 et 100 % de bus propres en 2030 pour l’ensemble de la région.

Pour atteindre ces objectifs, Île-de-France Mobilités poursuit le déploiement de bus électriques et biogaz dans la région en collaboration avec l’ensemble des opérateurs de transport.

Carte du Grand Paris Express
Carte du Grand Paris Express

Conclusion

Favoriser le transport durable en ville, c’est développer une mobilité partagée et des transports en commun plus propres dans le but de diminuer la place de la voiture en ville. Les mobilités durables permettent en effet de rendre la ville plus respirable tout en permettant aux Parisiens de faire des économies significatives au travers — entre autres — du covoiturage ou de l’autopartage. Le Plan Climat accompagne la transition de la Ville vers un transport durable et propre et met à l’honneur les mobilités actives, non polluantes et respectueuses de la santé des Parisiens.