Qu'est-ce que le vélo écologique ?

Alternative idéale aux voitures individuelles, le vélo électrique facilite les déplacements en ville au quotidien tout en limitant son empreinte carbone. Sur ce vélo écologique, le cycliste est propulsé par l’assistance électrique et peut couvrir de moyennes distances. Comment fonctionne-t-il ? Est-il vraiment écologique en tout point ? Nous faisons le point dans cet article.

Comment fonctionne un vélo électrique ?

Le moteur d’un vélo électrique produit l’énergie nécessaire pour faire avancer le vélo. C’est le cycliste qui fait démarrer le moteur en commençant à pédaler. En effet, sous l’effet du mouvement des pédales, le capteur envoie au contrôleur un signal électrique pour ouvrir les vannes entre le moteur et la batterie.

Les composants d’un vélo écologique

Les pièces qui composent le vélo électrique sont les mêmes que celles d’un modèle classique et à celles-ci s’ajoutent :

  • Le moteur : en général, il est placé dans la roue avant ou arrière ou dans le pédalier. Sa puissance est limitée à 250 W par les normes européennes.
  • La batterie : rechargeable, elle peut se situer sous la selle, entre le pneu arrière et le siège en fonction du type de moteur et du cadre du vélo. Certaines batteries sont amovibles.
  • Les capteurs magnétiques : placés au niveau du pédalier, ils déclenchent la mise en marche du moteur et déterminent son fonctionnement. Ils émettent un signal électrique qui commande l’assistance électrique (celle-ci est limitée à 25 km/h).
  • Le contrôleur électronique : reçoit le message délivré par les capteurs et ordonne la mise en marche du moteur.
  • Le boîtier de commande : sur le guidon sur certains modèles de vélo écologique, il permet au cycliste de moduler son assistance, de connaître sa vitesse, etc.
Atelier de réparation des Vélib'
En Ile-de-France, le service de vélo en libre-service Vélib’, opéré par Smovengo, a recyclé plus de 85 tonnes de déchets en 2019. Les pneus sont reconvertis en ceinture et les chambres à air en portefeuille ou en sac afin de leur donner une seconde vie !

Les impacts environnementaux du vélo

La réduction des rejets de gaz à effet de serre est une mesure essentielle pour préserver l’environnement.

Les impacts positifs du vélo électrique

Lors de leur fabrication, de leur utilisation ou à la fin de leur vie, les objets émettent des gaz à effet de serre (GES). Une étude de l’European Cyclists’ Federation compare le bilan carbone du vélo mécanique, du VAE, du bus et de la voiture particulière pour un même trajet :

  • Les émissions de CO2 du VAE sont estimées à environ 16 g CO2e/km (7 g pour la production et la maintenance, et 9 g liés à la production de l’électricité).
  • Les émissions de GES induites par le « carburant » du cycliste (l’énergie consommée par les calories dépensées par le cycliste, comparées à celles dépensées par un adulte au repos) sont de 6 g CO2e/km (4,4 kcal/km de plus qu’en voiture).
  • Les VAE émettent donc environ 22 g CO2e/km, soit une valeur très proche de celle du vélo mécanique (21 g CO2e/km) contre environ 271 g CO2e par passager-kilomètre pour une voiture.

Par ailleurs, les batteries de vélo électrique sont conçues sans plomb — matériau néfaste pour l’environnement —, ce qui n’est pas les cas des batteries des autres véhicules. En outre, en fin de vie les vélos écologiques sont recyclés et non incinérés. Enfin, l’utilisation d’un VAE réduit la pollution sonore et ambiante en permettant de fluidifier le trafic et de désengorger les grands axes routiers.

Le vélo électrique semble donc être l’un des véhicules motorisés des plus efficaces pour préserver l’environnement.

Des innovations à prévoir pour la batterie des VAE

Les VAE actuels utilisent une batterie au lithium-ion qui a des conséquences directes et indirectes sur l’environnement. En effet, la durée de vie de la batterie dépendra du moteur utilisé et du poids du cycliste. Or, les batteries actuelles au lithium-ion ne sont pas recyclables à cause de la complexité des composants.

De plus, l’utilisation de ce type de batterie a une conséquence directe sur la consommation du foyer : si plusieurs vélos électriques sont branchés en même temps, la consommation électrique du foyer augmente d’autant, ce qui entraîne donc une production accrue de l’électricité et pollue indirectement. En effet, pour répondre à la forte demande en électricité, les centrales électriques ont tendance à utiliser encore plus de ressources polluantes comme le charbon, le pétrole ou le nucléaire.

Cependant, il existe plusieurs alternatives avec des risques moins élevés pour l’environnement et une durée de vie plus importante. La batterie sodium-ion par exemple est une batterie non compacte qui peut s’utiliser pour le vélo électrique. Elle se recharge 10 fois plus rapidement que la batterie sodium-ion classique et a une durée de vie plus élevée. Autre alternative, la batterie zinc-air, alimentée à l’énergie solaire, accumule de l’énergie grâce à l’oxydation du zinc. Toutefois, elle se recharge moins rapidement.

Conclusion

Le vélo électrique est une solution écologique idéale pour les déplacements de courtes à moyennes distances. Il est respectueux de l’environnement et permet d’améliorer le confort de vie de l’usager. Toutefois, des innovations sont à prévoir pour qu’il soit parfaitement écolo, notamment en ce qui concerne la batterie et son recyclage. Des innovations sont en cours et nous avons hâte que le vélo écologique en tout point voit le jour.