Comment choisir son vélo libre-service à Paris ?

Les vélos en libre-service sont mis à disposition du public, de façon gratuite ou non. Ce service de mobilité douce permet de faire de courts déplacements en milieu urbain. Que ce soit le Vélib’ à Paris, le Vélo’v à Lyon, ou encore le V’lille, ces vélos hollandais sont reconnaissables entre tous pour leur style et leur couleur qui varie en fonction des villes. Le vélo en libre-service connaît un fort succès pour le vélotaf et pour des déplacements en toute autonomie en milieu urbain. Dans cet article, nous faisons le point sur le système du vélo en libre-service dans la capitale pour vous aider à faire votre choix.

Comment fonctionnent les vélos en libre-service dans la Métropole du Grand Paris ?

Le service Vélib’ lancé en 2007 propose des pass 1 et 7 jours et des abonnements annuels incluant des tarifs jeunes et solidaire :

  • V-Libre, un abonnement gratuit avec paiement à l’usage pour les utilisateurs occasionnels,
  • Le V-Plus pour les usages un peu plus réguliers (dès 1,55 € / mois avec 30 min. de vélo mécanique vert gratuites à chaque trajet)
  • Le V-Max pour les cyclistes les plus assidus (dès 4,15 € / mois avec 1h de vélo mécanique vert et 30 min. de vélo électrique bleu gratuites à chaque trajet)

Les vélos en libre-service à Paris et dans les 54 communes de proche-couronne s’empruntent et se déposent facilement à n’importe quelle station Vélib’ sur les 400 km2 desservis par le service. L’un des principaux freins à l’utilisation du vélo en ville, le vol, est de fait éliminé : ce n’est plus l’usager le propriétaire du vélo, mais la ville. En outre, les usagers peuvent utiliser le vélo quand ils le souhaitent sans avoir à se soucier de frais de maintenance ou de réparation.

Focus sur le « free-floating »

À cette offre de vélos en libre-service dans la capitale viennent s’ajouter de nouvelles offres de vélos en free-floating qui ne nécessitent pas de borne d’attache ni de station et peuvent être débloqués grâce à une application mobile. En octobre 2017, Gobee.bike lance dans les rues de la capitale son offre de vélo en free-floating à déverrouiller depuis son smartphone. En 2018, Mobike, Ofo, Obike ou encore Jump en avril 2019 se sont également implantés dans la capitale. La Mairie de Paris a dû cependant faire paraître une charte de bonne conduite à vélo en juin 2018 pour que les trottoirs ne soient plus encombrés par les bicyclettes. Au cours du mois de juin 2020, les 5000 bicyclettes rouges de Jump, dernier opérateur en free-floating encore présent dans la capitale, ont été retirées. Début juillet 2020, c’est l’entreprise Bolt qui a commencé à déployer sa flotte de 500 vélos à assistance électrique et Jump est réapparu dans les rues de Paris un mois après son retrait.

Quels sont les services de vélos en libre-service en France ?

Voici quelques exemples de villes en France qui proposent des systèmes de vélos en libre-service :

Le fameux Vélib’ parisien

Les Vélib’ classiques sont verts, les Vélib’ électriques sont bleus et composent 40 % de sa flotte. La V-box du vélo permet de le géolocaliser, afficher le temps de location et de connaître la distance parcourue. Enfin, un système « anti station pleine » (overflow) permet de déposer le vélo à une station même lorsque tous les emplacements sont déjà occupés.

Le Vélo’v à Lyon

C’est le deuxième système de vélo en libre-service le plus utilisé en France. En 2018, les vélos ont été modernisés et en février 2020, les abonnés ont pu découvrir les nouveaux Vélo’v électriques de la ville. La moitié des Vélo’v sont hybrides et peuvent rouler avec une batterie électrique, à louer sans engagement au tarif de 7 euros par mois.

Levélo de Marseille

En 2007, le système de VLS marseillais voit le jour, appelé levélo. Le système souffre d’une forte concurrence de la part des autres moyens de transport, et plus encore depuis l’arrivée des trottinettes électriques dans la ville.

V’lille, le vélo libre-service lillois

Le V’lille est lancé en 2011 et connaît un fort succès dans l’hypercentre de la ville, le VLS lillois compte près de 15 000 abonnés. 2 200 vélos sont aujourd’hui répartis sur 223 stations.

Quel coût pour le vélo en libre-service ?

Le coût varie énormément en fonction des villes. Par exemple, pour 30 minutes d’utilisation, on débourse 1 € à Paris et 1,70 € à Lille. À Lyon, les 30 premières minutes d’utilisation sont gratuites. Pour les Vélib’ bleus avec le forfait Vélibre, le prix est de 2 € par tranche de 30 min. En ce qui concerne le free-floating, le prix est de 1 € de déblocage et de 0,15 centime par minute d’utilisation chez Jump et de 0,10 centime pour Bolt, soit la demi-heure à 5,50 € chez Jump et 4,60 € chez Bolt.

Conclusion

Les vélos en libre-service sont accessibles à tous, gratuitement ou non pour permettre aux usagers de réaliser leurs déplacements en ville tout en respectant une logique écolo et en gagnant en confort de vie. Le choix de l’usager sur le système de vélo en libre-service se portera donc sur la disponibilité des vélos à proximité de ses lieux de vie et s’il souhaite bénéficier d’une assistance électrique ou non. Le vélo libre-service à Paris, incarné par Vélib’ est devenu un élément incontournable de la capitale. Le Vélib’ a en effet influencé de nombreuses villes en France et a transformé durablement les usages et les modes de déplacement des citadins.  

Pour aller plus loin :
Vélib’ Métropole, « Vélib’ en chiffres », dernière consultation en octobre 2020
Ville de Paris, « Découvrez le nouveau Vélib’ », janvier 2018
Citycle, « Le Vélib’, un concept francais devenu mondial », mars 2019